Les pluches et les recettes de soupes


6ème pluche vendredi 20 février sur le thème de la "zénitude"


Nous avons été accueillis par Marina et Luc. Découverte réciproque et très vivante que la pluche des légumes a bien facilité. 

Le thème de la zénitude a été source d’interrogation.

En apéritif, Brigitte a chanté «  Clémence » d’Anne Sylvestre. Ne rien faire serait peut-être la zénitude pour certains vieux ?

Marie-Jo a tenté de donner une définition personnelle de la zénitude, à partir de ses recherches sur internet. A l’aspect individuel de la zénitude proposé, Michel s’est demandé si la zénitude ne pouvait pas être vécue collectivement ; elle pourrait être un état de bien-être, de stupeur, de joie, tel que les allemands ont vécu la chute du mur de Berlin. Michel a alors lu un texte de Pierre Bourges, intitulé « Le Voyage » écrit après la chute du mur et pour l’ouverture de l’Europe. Annie nous a fait ensuite partager des propositions pédagogiques tirées du livre : «La zen attitude des paresseuses » de Anne Benoît  et nous a fait part de son expérience de recherche de bien-être.

Prenant un peu le contrepied, Brigitte nous a lu 2 textes de Fernando Pessoa tirés du livre : « Le livre de l’intranquilité », où pourrait se situer la limite entre zénitude et désespoir.

Enfin Michel se posait la question de la zénitude chez les jeunes ; ne serait-ce pas de vivre à fond le moment présent ? Il a alors lu un poème écrit par 2 jeunes filles de 16 ans lors d’un concours de poésie dans un lycée agricole.

Pour terminer, Brigitte et Michel ont chanté « Porteuse d’eau » d’Anne Sylvestre.



5ème Pluche des Mots ce 12 décembre 2014 sur le thème « LUMIERE »

Mois festif et magique de l’année,

décembre couve les souhaits des petits et des grands  pour que

 l’an nouveau exauce tous les possibles, dans la joie et la solidarité.

A 11 nous nous sommes retrouvés au 34 rue de la république accueillis par une farandole de petites bougies rouges illuminées de joie.


Comme c’est l’usage, nous avons d’abord préparé la soupe ; épluché la grosse butternut (variété de citrouille en forme de grosse poire), les oignons, ajouté les marrons, le fromage aux fines  herbes et la crème de soja. 

Chacun s’est présenté car 2 nouveaux « éplucheurs » nous ont rejoints : Muriel et Claude.      

Brigitte a lu un joli texte « bougie » de sa composition, puis il a été rappelé qu’avant d’être une fête chrétienne, Noël célébrait un culte paÏen de la lumière commémorant la nuit la plus longue de l’année au solstice d’hiver à Rome, le 25 décembre, et en Egypte, le 06 janvier.


Ensuite, lecture de « rêve éveillé » attrapé sur internet

Je loge mon espérance

Dans ma petite chambre

Lumière tamisée

J’ai reconnu son murmure

Offert à mon regard.

Quelle nuance entre

Moi…la vie … et mes pensées …

Ne forcez pas mon cœur à des éclats

Il est tellement triste parfois.

L’âme veille dans le crépuscule.

J’écoute les promesses

Pourras-tu les tenir …

La terre tourne sous les pas

Sur ma petite table brûlent les mots

De ma plume fragile

Dans mon sommeil

Lumière de la clairière

Ne me repoussez pas.

Entendes-vous ma prière ?

J’ai demandé au ciel d’oublier une étoile

Pour la recoudre sur la toile.

Puis, « la nuit des départs » de Jean Debruyne par Michel et « Résurrection, résurrections » de Andrée Cheddid tiré de « Poèmes pour un texte » par Brigitte, avec beaucoup d’émotion. Egalement, lecture de « la maladie est toujours une résistance à la lumière » de Patrick Burensteinas, tiré de la revue Principe de santé.

Alexia a choisi la chanson « y a du soleil »

Michèle s’est arrêtée sur un texte de Doisneau/Cavana qui l’a interpelée.

Marie-jo nous a lu l’histoire de la petite fille aux allumettes,  toujours aussi émouvante.

De nouveau, Alexia a choisi un court texte de « les pieds sur terre »

Annie a choisi un ouvrage captivant « Le dernier lapon » d’Olivier Truc qui souligne l’absence récurrente de lumière en Laponie centrale :

« nuit polaire – c’était la journée la plus extraordinaire de l’année, celle qui portait tous les espoirs de l’humanité. Demain, le soleil allait renaître. Depuis 40 jours, les femmes et les hommes du vidda survivaient en courbant l’âme, privés de cette source de vie. »…

Brigitte a choisi un poème «  au petit matin du monde » très attachant.

Encore une fois, ce fut une chaleureuse soirée débordante de riches échanges et de partage !




La Pluche du 23 mai 2014 – chez Christine Champlaine au Hameau de Cambous


CHAPEAU, cette 3ème soirée lecture autour d’une soupe Minestrone parfumée au pistou !


Pour commencer, l’équipe présente (9 personnes) s’est installée dans la cuisine pour éplucher les nombreux légumes nécessaires à cette fameuse soupe.

Puis, pour démarrer, coiffée d’un bibi noir, Annie a offert sa courte racontée « la petite chapelière » : Au fond d’la boutique, y’a pas de moustiques, mais un grand loustic, tout plein de tics ! Son grand galurin, lui donne l’air coquin, mais son capuchon, le fait tout c….

Notre casquettière, bien trop altière, remplit sa théière, d’un air sévère.

Son bibi de travers, de guingois, de traviole, oblique dangereusement vers un borsalino … mais vraiment, elle travaille du chapeau !

Le grand hurluberlu, complètement perdu, échange son chapeau contre un sombrero … turlututu, chapeau pointu !

Pour ne pas perdre le rythme, Michel nous a lu son texte « rêve de printemps » :

C’était l’anniversaire de la tante Marguerite. Chacun s’était mis sur son trente et un, pour fêter son âge avancé ; même le printemps était en floraison pour célébrer l’automne de sa vie.La famille réunie avait sorti, qui son costume clair, qui son caraco multicolore, qui sa jupe légère, mais ce qui m’avait émerveillé le plus était la floraison de chapeaux, et plus spécialement celui de tante Elisabeth.En la voyant arriver dans l’allée, on aurait dit qu’elle portait une capeline rose, posée sur la tête. Un rose ancien qui allait bien avec son visage agréablement fardé. Plus elle s’approchait, plus le rose prenait une profondeur étonnante, et je découvrais que cette couronne éblouissante était un ensemble de petites fleurs roses au centre desquelles un petit cœur rouge pourpre donnait de l’âme. Mon rêve me fit alors approcher plus près de la tante fleurie, et ce fut pour moi la surprise de constater que son cou était encerclé de feuilles vertes, feuilles un peu grasses aux nervures bien marquées. Ce vert sombre, luisant, faisait ressortir sa couronne fleurie. Les feuilles crébelées faisaient collier de princesse. Et je vis alors s’estomper le visage de ma tante et apparaître le bégonia elator dans toute sa splendeur. Il avait la majesté des personnes qui ont vécu heureuses ; il avait la fragilité des êtres humains vieillissants, ses tiges étaient translucides comme les jambes des vieillards, qui laissent transparaître les veines fatiguées, mais il avait la floraison des gens qui s’offraient. Il était là, majestueux.


Ensuite, Malika nous a fait écouter une superbe chanson de Barbara « Chapeau bas » puis Brigitte a enchaîné sur un texte du « dictionnaire amoureux du diable » d’Alain Rey.


Pour rebondir, Annie a planté sa capeline noire à petits pois et chanté une vieille mélodie de Maurice Chevalier «  le chapeau de Zozo ».

Christine, notre hôtesse, affublée d’un entonnoir en inox sur la tête, s’est lancée dans un texte … qui n’avait rien à voir avec les chapeaux mais … qui l’a attirée dans ce contexte !


Marie Jo, quant à elle, a fouillé dans un ouvrage « expressions imagées et leur histoire » de Claude Duneton et nous en a lu plusieurs très amusantes.

Un autre ouvrage, Le Petit Prince, a inspiré Malika concernant le dessin du boa avalant l’éléphant … formant …un chapeau bien sûr !

Jean, de passage, a préparé le pistou et fait des photos « chapeautées » pour notre grand plaisir et Marie-Thérèse, de passage également, s’est intégrée joyeusement dans le groupe.

Alors vite, rejoignez-nous pour la prochaine Pluche des Mots …

Si vous avez une idée originale à nous proposer, n’hésitez-pas !


La pluche du vendredi 14 mars chez Annie Labesse et Lucien Masclet

sur le thème d' "une couleur pour le printemps"

a réuni une petite quinzaine de personnes munies de leur épluche-légumes et de leur texte.


 


Pluche de mots du vendredi 24 janvier animée par Norberte San Roman Danquigny de la Boutique d’écriture & co

Plus de 15 personnes sont arrivées chez Brigitte et Michel Beaumont , munies de leur épluche-légumes. Certaines avaient choisi un texte à lire sur le thème « rire aux éclats alors qu’on ne s’y attend pas », d’autres avaient tout simplement envie de partager un moment convivial autour d’une soupe cuisinée tous ensemble. La soirée fut rythmée par la pluche des légumes, les lectures, la dégustation de la soupe et par des discussions. La cuisine comme centre névralgique, un lieu d’échanges où chacun a pris sa place : pari réussi pour cette première pluche ! 



La soupe de carottes au gingembre et lait de coco

Recette de la soupe apportée par Norberte


Ingrédients (6 personnes)

· 6 ou 8 carottes fane

· 1 oignon

· 1 cube bouillon de légumes

· 1 c a café de gingembre en poudre

· 100 a 250 ml de lait de coco (selon votre gout)

· Quelques feuilles de persil frais

· Sel, poivre

 





Recueil des textes lus sur le thème 
"Rire aux éclats alors qu'on ne s'y attend pas"


  • "Un coeur sur les bras" d'Anne Sylvestre, chanté par Brigitte
  • "La soupe à la grimace" d'après Raymond Queneau, lu par Hugues
  • "D'après Eluard" de Desproges, lu par Hugues
  • "L'homme entre deux âges et ses deux maîtresses" de Jean de La Fontaine, lu par Marie-Jo
  • "Le fil rouge" de Desproges, lu par Michèle
  • Note de service n°649 datant de 1935 d'une entreprise d'extraction d'essences florales de Grasse, lu par Michel C.
  • "Farce d'oreilles" de Linda Lemay, chanson choisie par Michel B.
  • "L'homme du 11 novembre" par Raymond Devos, lu par Sophie
  • "Voyage au bout de la nuit" de L.F. Céline, lu par Norberte
  • "Comment faire avaler une pillule à un chat" texte anonyme, lu par Marilyn
  • "Une femme de lettres" d'Alan Bennett, lu par Malika
  • "L'art poétique" de Boileau, lu par Elisabeth
  • "Je hais le foot" de Desproges, lu par Hugues
  • "Dive bouteille" de Brigitte, lu par Brigitte
  • "La file d'attente" Texte anonyme, lu par Marie-Jo
  • "Nasréddine" de Jihad Darwiche lu par Malika







Préparation
Coupez en cubes l'oignon. Coupez les carottes en morceaux. Ciselez les feuilles de persil en en réservant quelques unes pour la présentation.

Dans une casserole, faites fondre le cube de légumes dans 500 ml a 1 litre d'eau, selon votre goût.

Faites revenir l'oignon dans un autre casserole ou une cocotte en fonte avec une cuillère à soupe d’huile d’olive à feu doux.

Une fois coloré, ajoutez les carottes et mélangez.

Saupoudrez de gingembre en poudre, salez légèrement et poivrez.

Couvrez à hauteur avec le bouillon de légumes. Laissez mijoter le temps que les carottes soient cuites.

Puis mixez les carottes avec le bouillon, le lait de coco et le persil.

Servez bien chaud.

Suggestion : Pour épaissir un tout petit peu la soupe, ajoutez aux carottes une pomme de terre moyenne.

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